Savigny-sur-Orge – La place du Marché dans les années 1920

Savigny-sur-Orge - La place du Marché

Savigny-sur-Orge – La place du Marché

Savigny-sur-Orge – la place du Marché – édition Douillet – Nous voici place Davout dans les années 1920. Sur la droite, on distingue une des statues de la fonderie de Durenne représentant les saisons et qui avaient été offertes le 20 septembre 1908 à l’occasion de l’inauguration des eaux par le conseiller municipal M. Auclair. Au loin à l’angle des rues du mail et Joliot-Curie ( anciennement rue de la Cave), le célèbre bar hôtel restaurant du coin d’Or, si souvent photographié à la belle époque et dans les années folles. Les marchands se sont installés dès l’aube sur la place Davout, mais pas n’importe comment. Pour les réguliers et les plus anciens marchands du marché, les meilleures places ont étés attribuées en début d’année leur donnant ainsi la certitude de pouvoir déballer leur marchandise dans les meilleures conditions. Pour les autres marchands, ils doivent se présenter le jour de marché devant le placier afin d’obtenir une place. Pour avoir fait les marchés avec mon frère dans les années 1970, un petit ou gros billet (selon les marchés) au placier déterminait bien souvent la bonne ou la mauvaise place.. Nous l’avions compris assez rapidement, car vendre du tissu et voilage quand vous êtes à côté du poissonnier n’est pas une mince affaire.. ! Mais revenons dans les années 1920, vous vous demandez peut-être ce que vient faire ce trottoir au beau millieu de la place, mais il faut savoir que jusqu’en 1928 la place était quasiment séparée en deux par l’avenue de la gare, avenue qui se terminait rue du mail juste devant l’entrée principale du château. Dés les années 1940 la construction d’un marché couvert est en discussion, mais il faudra attendre les années 1980 pour voir le projet se concrétiser sous le premier mandat du maire Jean Marsaudon. De nombreux marchands et marchandes à cette époque se fournissaient généralement aux halles de Paris (le ventre de Paris pour Émile Zola) mais il y avait aussi les maraîchers de la région parisienne qui avaient  leurs revendeurs spécialisés de leur production propre à leur ville. Une ville dans l’Essonne comme Montlhéry était réputée pour ses potirons, Marcoussis et Linas pour leurs fraises, Méréville pour son cresson et bien sûr Arpajon pour ses haricots « Chevrier. L’histoire de ces haricots « Chevrier » d’Arpajon, mérite quelques lignes, c’est au milieu du XIXe siècle et plus exactement en 1871 où la récolte de haricots flageolets blancs s’annonce catastrophique que monsieur Gabriel Chevrier agriculteur à Brétigny-sur-Orge fait une découverte étonnante. Ayant paillé un de ses champs où se trouvaient encore des flageolets arrachés, qu’il eu la bonne surprise en enlevant cette paille, de voir, malgré la privation d’air et de lumière, de beaux grains d’un beau vert dans leurs cosses ouvertes. Cette découverte deviendra rapidement l’objet de cultures importantes et en 1878 la Société nationale d’horticulture de France, lui donnera le nom de ‘Haricots flageolets Chevrier’ sous l’appellation de haricot d’Arpajon. Monsieur Bonnemain, semeur à Etampes perfectionnera en 1883, les chevriers avec sa variété de « haricot flageolet nain très hâtif d’Etampes ». Quand le confinement et le covid19 ne seront plus que des mauvais souvenirs, ne rater pas du 19 septembre au 20 septembre 2020 la foire aux haricots d’Arpajon… Restez à la maison si vous le pouvez et prenez soin de vous et de vos proches…

 

 

 

 

 

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