Savigny-sur-Oge carrefour Champagne – La tuerie du boulevard Aristide Briand

Savigny-sur-Oge carrefour Champagne – éditeur Combier Imprimeur Macon – le photographe a pris de la hauteur pour faire ce cliché qui nous montre le carrefour champagne dans les années 1930. On distingue, à droite sur le devant de la carte le café Bardy et à gauche les deux toits de deux petits pavillons qui seront quelques années plus tard un immeuble abritant aujourd’hui la pharmacie Malleroni. Un peu plus loin sur la gauche le garage avec ses deux pompes à essence de marque Gex, le garage existe toujours, mais il faudra aller un peu plus loin pour faire le plein d’essence de sa voiture. L’immeuble au beau milieu à l’angle du 98 boulevard Aristide Briand et de la rue raspail est toujours en place, mais avec le temps, il sera surélevé d’un étage dans les années 2010 comme de nombreux immeubles de savigny. En 1933 sur le boulevard Aristide Briand à quelques centaines de mètres de ce carrefour, s’est passé un drame dans un petit pavillon dont je ne donnerai pas le numéro afin que les propriétaires actuels ne fassent pas d’affreux cauchemars. C’est donc dans ce coquet petit pavillon au jour levant, que fut le théâtre d’une horrible tragédie qui fit deux morts. Après une séparation avec son mari et son départ de Paris, Angèle Rouard, vient habiter chez ses parents à Savigny-sur-Orge. C’est en 1927 que Jean-Baptiste Delbonno cimentier de son métier travaillant à la construction d’un pavillon à Savigny rencontre pour la

 première fois Mme Angèle Rouard, née Masson et son fils Roger. Moins d’un an plus tard, un enfant appelé Jean naquit de leur relation. Très vite, la pauvre femme dut supporter sans murmurer toutes les injures et les coups de Delbonno. Méchant et surtout, jaloux, il fit tant de scènes à Mme Rouard que celle-ci, écœurée, prit un jour son bébé dans ses bras et vint, une fois encore, se réfugier dans la villa de ses parents. Le 3 mai 1933, le jour du drame, Jean-Baptiste Delbonno entra dans le pavillon des parents d’Angéle. Voyant que Mme Rouard s’apprêtait à crier au secours, l’homme sortit brusquement un revolver de sa poche et le braqua sur la poitrine de son amie. Mais, malgré cette menace, la pauvre femme appela à l’aide. Entendant ses cris, son père, M. Masson, sauta de son lit, s’arma d’un fusil de guerre au canon duquel il plaça une baïonnette et vint, ainsi armé, dans la cuisine. Le voyant, Delbonno se retourna brusquement. Une détonation retentit. La balle, tirée à bout portant, traversa le cœur du vieillard qui s’effondra, face en avant, sur le parquet de la cuisine. À cet instant, apparut le fils de l’assassin, le petit Jean, que le tumulte avait réveillé dans son berceau et qui restait, muet d’horreur, debout devant le cadavre de son grand-père. Sans un instant d’hésitation, la brute se pencha vers son fils âgé de cinq et, d’une balle en plein front, lui fit sauter la cervelle. Puis l’assassin se retourna vers Mme Rouard, que tant d’horreur avait pétrifiée et se rua sur elle, revolver au poing. Deux coups de feu claquèrent encore. Blessée au cou et à la hanche, la malheureuse femme, à son tour s’écroula. Le fils aîné d’Angèle Rouard, Roger, qui tentait de le désarmer, reçut le dernier projectile dans la main droite, puis, à bout de munitions, Delbono prit la fuite. Cette tragédie fera deux morts, le petit garçon de 5 ans et le pére d’Angèle et deux blessés le fils ainé et Angèle. Une traque à l’homme sera menée par la police et fera les premières pages des journaux de l’époque. Le tueur finira par se faire arrêter le 25 mai 1933 juste après de se tirer une balle dans la tête. L’homme sera sauvé de justesse, mais restera aveugle pour le restant de sa vie et sera condamné par le tribunal de Versailles au bagne pour la réclusion perpétuelle.

 

 

 

 

 

 

 

 

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